Mon voyage initiatique chez les Amérindiens- Belle leçon de leadership

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« Mon père m’a transmis la « médecine » et non le pouvoir. C’est bien différent. Chez-nous, Okima –  le véritable chef – sait que nous sommes tous interdépendants. C’est pour cela qu’il agit pour le bien commun. Okima ne parle pas d’une voix politique. Il parle le langage de la nature. »- Dominique (T8aminik) Rankin

Kwé kwé (Bonjour en algonquin),

Photo avec Dominique Rankin

En juillet et en octobre dernier, j’ai eu la chance de faire deux immersions chez les Amérindiens, dans la tribu des Algonquins, au Canada.

Deux inoubliables, touchantes et enrichissantes expériences offertes par le très humble et charismatique Chef héréditaire algonquin et Homme-médecine: Kapiteotak, son nom spirituel donné par sa mère qui veut dire « Celui qui entend chanter de loin » ou Dominique (T8aminik) Rankin (son nom dans la tradition des blancs).

J’y ai appris beaucoup:

1/ sur la culture amérindienne et sur moi-même

Dans un endroit calme et verdoyant, le temps s’est arrêté durant mon séjour. J’étais comme un enfant… fasciné,…, les yeux, les oreilles, le nez ,…grands ouverts, …, à la découverte d’une culture, nouvelle pour moi, pleine de sagesse.

Les enseignements ancestraux amérindiens m’ont été enseignés, avec notamment la veillée de feu et de la hutte de sudation; des rituels importants dans la tradition et la spiritualité nord-amérindiennes.

Une expérience unique qui m’a permis entre autres d’approfondir la connaissance de moi-même, l’amour pour moi-même, pour les autres et de me permettre d’être davantage en alignement avec mon véritable moi. Une culture qui permet de retrouver le plein potentiel en nous même. Retrouvez mon article qui vous explique plus en détail sur notre potentiel en cliquant ici

2/ sur un leadership inspirant

Cette immersion n’aurait pu être magique sans le leadership Puissant et Naturel de Grand-Père Kapiteotak. Un leadership dans lequel je me se suis senti complètement à l’aise.

Un leadership du Grand-père, Kapiteotak, basé sur:

– l’Humilité: Pour le Chef, les titres ont peu importances…et pourtant il en a! T8aminik est avant tout un « Être Humain » (Anicinape) comme il dit et non pas un « Avoir Humain »!

Exemple de titres: Le 22 juin dernier (2016),  Chevalier de l’Ordre national du Québec par le premier ministre de la province, Philippe Couillard. En 2013, Nomination comme Président honoraire de « Religions for Peace », une organisation internationale accréditée par l’ONU.

-l’Authenticité: Kapiteotak ou T8aminik s’accepte, s’aime et s’assume avec responsabilité, face à lui-même et aux autres, tel qu’il est avec ses forces et ses faiblesses, son passé plus ou moins lumineux, le féminin et le masculin en lui.

– l’Amour: Kapiteotak a un tel amour inconditionnel pour les autres, la nature, la Terre-Mère… que je me suis senti très à l’aise pour faire des activités ou de discuter avec lui.

– l’Humour: Quel humour ce chef! A peine je suis arrivé sur les lieux que le Grand-Chef a commencé à me taquiner avec par exemple « Attention v’la le Français! » (j’en ai le sourire aux lèvres en y repensant) ce qui a facilité notre rencontre et la connaissance réciproque de l’un et l’autre.

– Le Partage et la communication: Kapiteotak partage son savoir avec une telle aisance, avec un tel calme et sans tabou que lui poser des questions se fait naturellement.

– l’Energie débordante – La joie de vivre: A 69 ans, Kapiteotak m’a « scotché » par son énergie communicante: une énergie comme celle d’un jeune enfant. Je vois encore Kapiteotak conduire son Quad, heureux, dynamique comme un enfant qui reçoit un cadeau à Noël ou encore sa vitalité, sa force pour construire la hutte de sudation.

Le leadership authentique a permis à Kapiteotak de mener avec une fermeté naturelle et positive ses équipes et invités durant l’immersion.

Kapiteotak est un chef que j’honore avec un très profond respect. Un Chef comme je voudrai qu’ils en aient plus dans nos organisations. Devenir un chef comme Kapiteotak demande un important, courageux et rigoureux de travail d’introspection, de connaissance de soi-même (pleurer, crier,… pour extérioriser les peurs, les angoisses,…, vivre des moments dans la solitude,…).

Se connaitre soi-même permet de mieux connaitre les autres pour ensuite mieux travailler ensemble.

Remerciements:
Je me remercie tout d’abord moi-même d’avoir vécu cette immersion, du travail intensif que je fais sur moi-même depuis plus de 6 ans qui me permet d’être jour après jours de plus en plus leader de ma propre vie, destinée
– Faire la crise de la quarantaine à 25 ans (je pense qu’elle est arrivée bien avant!) est un super cadeau que la vie m’a offert. Cela me demande d’accepter mon être avec toute ma vulnérabilité
Je remercie les autres belles personnes au « cœur obèse » qui ont partagé avec moi cette magique expérience. Une belle leçon du « Vivre ensemble » j’ai eu
Je remercie les assistantes du Grand-Chef, les deux Grands-Mères Amérindiennes, qui ont partagé leur amour, vitalité, joie, connaissance durant ce séjour
– Enfin, je remercie, avec les yeux brillants, le cœur battant, le grand chef Kapiteotak – T8aminik Rankin – qui sans lui l’immersion n’aurait été magique! Merci pour l’enseignement et le leadership inspirant! Profond respect!

Meegwetch (Merci en Algonquin) Merci la vie….

Rémi

Pour en savoir plus sur Kapiteotak – T8aminik Rankin

Livre: « On nous appelait les sauvages » – Dominique Rankin – Marie Josée Tardif

Né sur les berges de la majestueuse rivière Harricana en Abitibi, le jeune Dominique Rankin est destiné à succéder à son père à titre de chef héréditaire et homme-médecine, mais l’envahissement des territoires autochtones par les Blancs et l’intégration forcée à leur société change radicalement le cours de son existence.C’est la fabuleuse histoire de ce chef héréditaire algonquin qui est ici racontée et, avec elle, toute l’histoire des Amérindiens vue par un Amérindien. De son apprentissage qui débuta dès l’âge de sept ans jusqu’à son intronisation au sein du Cercle des Anciens, quelque cinquante années plus tard, il raconte comment il a survécu à la terrible épreuve des  » pensionnats des petits Sauvages « , instaurés par les gouvernements et les communautés religieuses du siècle dernier.Entre traditions ancestrales et récit de vie, il livre, avec l’aide de la journaliste Marie-Josée Tardif, un vibrant témoignage sur le respect, le pardon et la guérison.

Site internet:  http://www.slog.fr/dominiquerankin

Interview:  Prochainement diffusée sur ma chaine youtube

 

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