Ecoute-toi avec amour, ouvre-toi avec amour

ecoute toi

Ecoute-toi avec amour, ouvre-toi avec amour, il y a des hommes et des femmes qui sont là, autour de toi dans ton environnement de travail!

 

Il y a quelques mois j’étais un financier dans plusieurs grands groupes financiers en train de contrôler les coûts, la performance, la rentabilité de l’entreprise et des opérationnels sur le terrain.

Un métier très intéressant de participer à la stratégie de l’entreprise: le lancement d’un nouveau produit, l’implantation d’une filiale à l’étranger et encore la minimisation de certaines dépenses.

Un métier où l’on peut très vite rester dans sa propre bulle pendant 8-9 heures à faire ce que j’appelle « faire du clic clic bouton » sans parler.

Avec juste comme moment de respiration les pauses cafés et les pauses pipi.

Pour moi, je ne me voyais pas du tout dans ce système.

En écrivant cet article, je suis en train de me rappeler de quelques uns de mes collègues et responsables,- je respecte leur choix-, qui ne bougeaient que très peu de leur chaise.

Pour moi, l’ interaction avec les autres est ce qui me drivait au quotidien. Et je savais que cela était bénéfique pour les autres, pour l’entreprise et pour moi.

Dès mon entrée dans la vie professionnelle, j’ai naturellement été attiré par l’humain, par les autres et à essayer de comprendre les professionnels que j’avais en face de moi ou au bout du téléphone.

La relation avec les autres c’est çà qui me faisait vibrer chaque jour. J’avais une telle joie de les revoir.

Chaque matin j’étais tout excité d’aller faire le tour de mes interlocuteurs dans les différentes directions et aussi avec les autres dont je n’avais aucun lien à travailler avec eux pour les saluer, pour prendre la température de « Comment vont-ils ». J’avais un tel élan de vie de faire cela.

En plus, d’échanger avec eux sur leur métier, sur leur problématiques qu’ils rencontraient, j’échangeais aussi avec eux sur le personnel. Les échanges qui allaient bien au delà de l’activité professionnelle. J’en ai des frissons en écrivant cette phrase. C’est d’une puissance.

J’en ai reçu de belles vibrations.

Tous les jours j’apprenais quelque chose de nouveau sur comment fonctionne tel processus, comment fonctionne tel logiciel. Je grandissais et çà me donnait le goût de sourire.

Physiquement, parfois j’exprimais juste un « Bonjour ça va? » avec un sourire ou même parfois,… non souvent pour être franc… je m’arrêtais pour échanger plus longtemps: 5 minutes, 10 minutes ou même parfois 1 heure à parler sur le professionnel et le personnel.

Des échanges professionnels mais aussi des échanges profonds, très profonds personnels.

Aller à la rencontre des autres en entreprise m’a permis de les connaitre davantage: de découvrir leurs passions, ce qui les faisaient vivre avant et après le bureau.

Aller à la rencontre des autres a facilité les autres à se confier: sur leurs soucis professionnels et leurs tracas personnels comme les travaux de leur maison, les problèmes conjugaux ou encore la scolarité des enfants, et donc à être plus dans la compréhension de la rapidité ou qualité du travail qu’ils fournissaient.

Des histoires j’en ai eues dont certaines étaient très émouvantes.

Virtuellement, j’exprimais un « Bonjour » en objet de mail et un « Comment vas-tu aujourd’hui  » dans le corps du mail.

Parfois un seul aller retour ou parfois des « Re: Re: Re: Re: Bonjour » c’est à dire des allers retours qui duraient la journée.

Des échanges qui m’ont fait grandir professionnellement et aussi surtout personnellement.

Des hommes et des femmes remplis d’une volonté de faire avancer la société, qui avaient le gout de bien faire leur travail.

Je trouvais cela tellement beau.

« Téléphoniquement », j’exprimais un « bonjour ». Parfois sur un coup de tête, le matin ou même en pleine après-midi, je prenais le téléphone et appelais un collègue pour lui demander « comment vas tu ? Ca va bien aujourd’hui? « .

Parfois les conversations duraient 2 minutes parfois un peu plus qui partaient en fou rire entre nous deux mais aussi avec mes collègues qui étaient dans le même bureau que moi. Le fou rire se transmettait et mettait une légèreté dans le bureau. C’était tellement mieux dans ce bureau où tous avaient les yeux sur l’écran, très coincés.

Quelle belles vibrations je recevais et que je pouvais envoyer.

J’en ai reçu des cadeaux. Des personnes qui faisaient parfois le détour des immeubles pour juste passer me saluer. C’était très touchant.

Des échanges enrichissants qui me permettaient de travailler mieux, plus rapidement, dans une meilleure compréhension et en équipe (avec les autres).

M’assoir à côté des autres pour conjuguer leur travail et le mien ca me faisait tellement vibrer.

Ca nous permettait de créer une symbiose, d’être sur la même longueur d’onde, de s’aider et de nous éclaircir sur la compréhension du business, des affaires.

Des fous rires j’en ai eu! Des fous rire nous avons eus!

Je ne me voyais pas comment réduire tel ou tel poste de dépenses en restant assis sur mon 40 cm2 avec en face de moi un ordinateur et un fichier Excel!

Une règle de trois et pouff on a réduit de 30% les coûts de maintenance de tel logiciel. « Et s’il vous plait on ne discute pas en face! C’est comme çà! »

Absurde! Complètement absurde! J’ai jamais compris à cela.

Aller sur le terrain, échanger avec l’opérationnel expert en maintenance de ce logiciel était pour moi la méthode la plus appropriée. En échangeant tous les deux, nous estimons de façon plus réaliste du pourcentage de réduction qui pouvait être faite.

J’ai en passé du temps à appliquer la méthode qui m’était dictée par la hiérarchie. A n’y rien comprendre. « Rémi met -30% et c’est bon ». Mais je savais très bien que l’interlocuteur allait râler. Je savais très bien le résultat. Au lieu de passer 1h sur ce sujet, cela prenait des jours et des jours.

Je m’amusais en sous marin… Oui je m’amusais… à faire ma propre estimation d’une réduction réaliste.

Je m’amusais en sous marin… Oui je m’amusais… à calculer la perte financière du temps passer en réunion avec de gros salaire à tourner en rond sur des sujets sans aucun intérêt, à chercher à faire des économies sur du papier toilette.

2 directeurs, 3 opérationnels, 1 h de réunion… Ouhh là quel gâchis! 4000€ l’heure de réunion – réduction de la maintenance: 500€

En 1h échangeant avec l’opérationnel, le dossier aurait été clôturé et avec un réel gain financier à la clé!

Des échanges avec des hommes et des femmes qui me parlaient de leur souffrance. Des hommes et des femmes qui étaient en train d’être déraciné en leur demandant des trucs sans queue ni tête.

Des souffrances j’en ai eu moi aussi à n’y rien comprendre de ce mode de gestion.

Des hommes et des femmes en souffrance face aux incompréhensions du fonctionnement de l’organisation.

Des hommes et des femmes sur le terrain déstabilisés par des stratégies prises par le haut de la pyramide, non claires et parfois contradictoires avec ce qu’on leurs demandait réellement sur le terrain.

Une sensation qui n’était juste que le reflet du monde interne des preneurs de décisions: un monde instable, un monde trop préoccupé à garder les avantages, à vouloir monter sur la barreau supérieur de l’échelle et à la non écoute de ce qui se passe sur le terrain.

Des hommes et des femmes que j’ai vu pleurer par ce que la hiérarchie leur demander de faire.

Par amour de leur travail, ils voulaient à tout prix faire de leur mieux. Mais ce n’était jamais assez! En écrivant cette phrase, il me remonte un souvenir. J’échangeais un jour avec une manager sur une personne de l’entreprise qui était en arrêt maladie pour « burn out » (épuisement professionnel). Cette manager m’a répondu que « C’était du cinéma ».

Quel coup de poignard j’ai pris ce jour là dans le ventre. Une manager qui avait construit son commentaire que sur les « On dit ». Elle n’avait jamais pris le soin de se lever de sa chaise pour aller prendre des nouvelles de cette personne qu’elle ne parte en dépression.

Ma réaction première n’a été de ne dire aucun mot. Pour moi cela n’était pas nécessaire. J’ai « juste » envoyé de l’amour à cette manager et à la personne qui était en burn out.

J’ai voulu écrire cet article suite à un échange avec un ami très récemment sur le sujet du bonheur et de la performance au travail.

Pour moi, en me basant sur ma propre expérience je suis convaincu à 1000% que le fait d’être à l’écoute, être dans l’amour avec les autres, être dans la bienveillance, être dans le partage, aller à la rencontre de l’autre dans le milieu professionnel est synonyme de gain de productivité, de rentabilité maximisée, de joie maximisée.

Cela ne coute rien et cela rapporte gros.

Pour moi il y a deux critères:

– Etre ouvert à l’autre. MAIS pour être ouvert à l’autre il faut être ouvert à soi. C’est en étant ouvert à soi que l’on peut être ouvert à l’autre.

– Etre à l’écoute de l’autre. Mais pour être à l’écoute de l’autre il faut être à l’écoute de soi. C’est en étant à l’écoute de soi que l’on peut être à l’écoute de l’autre.

Une rentabilité maximisée, une joie maximisée est le reflet d’une ouverture, d’une écoute totale de l’environnement global: du haut au bas de la pyramide de l’entreprise!

Belle journée à vous!

With love

Rémi

www.symphyo.com

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